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M HKA un an plus tard : le public reste, le musée poursuit son chemin

Un an après la décision concernant le nouveau bâtiment, le musée trace une nouvelle voie

Un an après la décision d’abandonner le projet de nouveau bâtiment du Muhka, le musée se tourne vers l’avenir. Le public a continué à venir, la programmation artistique s’est poursuivie et, le 1er octobre, le Muhka a déposé son plan pour 2026–2028. Le cap est fixé : la collection comme socle, le réseau comme force.

Les chiffres de fréquentation témoignent d’une remarquable stabilité du public. Le Muhka accueille en moyenne plus de 100 000 visiteurs par an. Le public a également continué à venir immédiatement après la décision concernant l’avenir du musée. Avec plus de 15 000 visiteurs, octobre 2025 a été le meilleur mois d’octobre depuis 2018. Le quatrième trimestre a accueilli près de 29 000 visiteurs, soit le meilleur résultat pour cette période depuis 2019.

“Ces chiffres ne nous donnent aucune raison de nous reposer sur nos acquis, mais ils nous disent quelque chose d’important : notre public est resté présent. C’est une base solide pour continuer à construire. En même temps, nous devons regarder lucidement où nous pouvons encore progresser.”

Dieter Vankeirsbilck, directeur faisant fonction du Muhka

2026 : une année de changement

À la fin du mois de septembre 2026, le Muhka avait accueilli plus de 65 000 visiteurs. Après une année 2025 exceptionnelle, 2026 retrouve un rythme plus habituel.

La programmation artistique, elle, s’est poursuivie. Depuis fin juin, Nicola L. : Quand la Terre tournait dans l’autre sens est présentée au musée. Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée à l’artiste en Belgique. L’exposition a bénéficié d’une large couverture dans la presse belge et internationale et reste visible jusqu’au 18 octobre. Les chiffres définitifs de fréquentation ne sont pas encore connus.

Lee Bul et Muhka 40

Cet automne prolonge cette dynamique artistique avec une exposition d’envergure internationale. Le 13 novembre ouvre Lee Bul : De 1998 à aujourd’hui, une grande exposition d’ensemble consacrée à l’une des artistes les plus influentes de sa génération. Réunissant plus de 150 œuvres, elle constitue l’unique étape européenne de cette exposition itinérante. Pour la première fois, une exposition individuelle occupera deux étages entiers du Muhka.

En 2027, le Muhka fêtera également ses quarante ans. Plutôt que de célébrer cet anniversaire par une rétrospective classique, le musée en fera, à partir d’avril, le point de départ d’une année de dialogue avec des artistes, des chercheurs, des écoles et des organisations de soins.

“Les quarante ans du Muhka ne sont pas un aboutissement pour nous. C’est l’occasion de nous demander à nouveau ce que peut être un musée d’art contemporain et ce qu’il peut apporter. Pas seulement aux artistes et au monde de l’art, mais aussi aux écoles, à la ville et aux personnes qui ne poussent pas spontanément la porte d’un musée.”

Le Muhka ne ferme pas

Un an après la décision concernant le nouveau bâtiment, un malentendu persiste : le Muhka fermerait ses portes. Ce n’est pas le cas. Le Muhka est ouvert et restera un musée d’art contemporain.

Le musée traverse néanmoins une période de transition. Le 1er octobre, il a déposé son plan pour 2026-2028. Le cap proposé repose sur deux principes : la collection comme socle et le réseau comme force.

Dans les années à venir, le Muhka souhaite placer plus résolument sa collection au cœur de son activité, tout en développant ses collaborations avec des artistes, des chercheurs, des écoles, des organisations de soins et d’autres partenaires. ​

La validation du plan par le ministre est attendue à la mi-octobre.

La structure de l’organisation évolue elle aussi. Le Muhka opte pour une direction partagée. Les candidatures aux fonctions de la nouvelle structure de direction sont ouvertes jusqu’au 1er novembre.

Aller de l’avant, sans revenir en arrière

La décision concernant le nouveau bâtiment a marqué une rupture avec une vision de l’avenir centrée sur la construction d’un nouvel édifice. Le Muhka part désormais d’une autre question : comment le musée peut-il continuer à se développer à partir de sa collection, des artistes et de son réseau ? La réponse prendra forme au cours des prochaines années.

“Au cours de l’année écoulée, nous avons reçu de nombreuses questions sur ce que deviendrait le Muhka. Aujourd’hui, nous pouvons y répondre plus clairement. Nous restons un musée. Nous continuerons à exposer et à collectionner. Et nous construisons une organisation qui s’appuie davantage sur ce que nous avons déjà : une collection, des artistes, une expertise et un vaste réseau.”

Le bâtiment reste un défi

L’abandon du projet de nouveau bâtiment n’a pas fait disparaître les problèmes d’infrastructure. Sur les plans technique, climatique et fonctionnel, le bâtiment actuel ne répond pas aux besoins d’un musée fonctionnant dans de bonnes conditions. C’est pourquoi il figure depuis plusieurs années sur la liste des bâtiments culturels publics nécessitant une intervention urgente. Il ne correspond pas non plus pleinement à ce que le Muhka souhaite être : une organisation ouverte, transparente et accessible, qui partage son espace avec la ville.

À court terme, le musée soumettra aux pouvoirs publics une nouvelle analyse de ses besoins afin de les définir clairement. Parallèlement, il étudie les interventions réalisables qui pourraient rendre le bâtiment plus économe en énergie, plus performant, plus accessible et plus ouvert à court et à moyen terme.

Une chose est certaine : le Muhka a besoin de meilleures infrastructures. Le musée continuera à les défendre.

Le Muhka poursuit ainsi la construction de son avenir, sur les plans artistique, organisationnel et infrastructurel. Le musée reste ouvert. Une nouvelle étape commence maintenant.


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